"En 2015 on était des héros, maintenant on est des moins-que-rien" : mobilisé depuis quatre mois, un CRS raconte

David Di Giacomo, franceinfo
Le mouvement des "gilets jaunes" a bouleversé la vie quotidienne des CRS qui se sentent de plus en plus rejetés.

Plus de 60 000 policiers et gendarmes sont mobilisés samedi 20 avril, pour encadrer une nouvelle journée d'action des "gilets jaunes". Le ministre de l'Intérieur affirme que des casseurs seront à nouveau au rendez-vous, en particulier à Paris. Déployés tous les week-ends, les CRS et les gendarmes mobiles sont mis à rude épreuve depuis le début du mouvement. Depuis six mois, leur quotidien a complètement changé.

Déferlement de violence

"C'est vrai que maintenant, la vie d'une compagnie ne tourne qu'autour des 'gilets jaunes', oui", affirme Jessy Castane, brigadier-chef d'une compagnie basée dans l'Yonne et mobilisé à 16 reprises sur les manifestations du samedi. "Ça a un impact psychologique sur les collègues", raconte-t-il.

On a du mal à comprendre ce déferlement de violence vis-à-vis de nous. En 2015 on nous offrait des fleurs, on nous embrassait, on nous applaudissait, on était des héros, maintenant on a l'impression qu'on est des moins-que-rien, qu'on est les rebuts de la société, donc ça nous touche

Jessy Castane, CRS

à franceinfo

En vingt ans de carrière, Jessy Castane n'avait jamais vécu une journée aussi violente que celle du 1er décembre à Paris. "Ça a été plus de 11 heures de combats de rue, purs et (...) Lire la suite sur Franceinfo

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