En 2014, la déforestation a effacé une surface égale à deux fois le Portugal

Libération.fr
Une zone de l'île de Sumatra, le 16 octobre 2010 (à gauche), et le 3 mai 2012.

La planète a perdu plus de 18 millions d'hectares de forêts, estime une étude du World Resources Institute.

C’était il y a un an. Lors du sommet des Nations unies sur le climat en septembre 2014, 175 pays avaient signé la déclaration de New York qui prévoit de réduire de moitié la diminution des forêts d’ici 2020 et de l’arrêter d’ici 2030. C’est qu’il y a urgence. La planète a perdu plus de 18 millions d’hectares de forêts en 2014, soit une surface égale à deux fois celle du Portugal et plus grande que l’ensemble de la forêt française (16 millions d’hectares), estime Global Forest Watch, une plateforme en ligne lancée en 1997 par le think tank World Resources Institute, qui actualise ses données tous les huit jours grâce à une surveillance satellitaire de l’Université du Maryland et de Google.

Les pays tropicaux ont à eux seuls perdu 9,9 millions d’hectares de couverture arborée en 2014, une superficie équivalente à la taille de la Corée du Sud. Et cette perte s’accélère dans les pays tropicaux. Plus de 62% de la déforestation tropicale constatée en 2014 a eu lieu ailleurs qu’au Brésil et en Indonésie, contre 47% en 2001. Les taux de perte de la couverture arborée ont sensiblement baissé dans l’Amazonie brésilienne. Elle a été divisée par 4 depuis son sommet, en 2003-2004. Mais elle est en pleine expansion dans d’autres régions boisées du monde.

Rythme dévastateur

En Amérique du Sud, elle intervient particulièrement dans les forêts tropicales sèches du Gran Chaco couvrant les zones du Paraguay, de l’Argentine et de la Bolivie. En Asie, le Cambodge a perdu une surface 4 fois plus étendue qu’en 2001. Le pays est celui qui connaît la plus rapide déforestation entre 2001 et 2014, à un rythme dévastateur: 14,4% par an. Les chercheurs ont établi «une forte corrélation» entre la diminution des zones de forêts et la hausse du prix du caoutchouc sur le marché mondial, dans l’ensemble des pays du Mékong, où l’industrie du caoutchouc se développe au détriment de la forêt. (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

La mise en route de l'EPR de Flamanville encore repoussée, à 2018
Climat ou industrie fossile, il faut choisir
Obama en Alaska, un voyage controversé
Le best-seller de Naomi Klein sur la crise climatique s'adapte en docu
En Martinique, l'invasion de sargasses se poursuit