De 2002 à 2022, comment expliquer la progression de l'extrême droite à la présidentielle

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© AFP

Pour la troisième fois en 20 ans, le second tour de la présidentielle a opposé un candidat d’extrême droite à un candidat de droite ou de centre, la gauche étant exclue du tour décisif. Quelles évolutions a-t-on observées entre ces trois scrutins et comment les expliquer ? Peut-on, en particulier, les interpréter en fonction de l’évolution des valeurs des Français  ? Commençons par rappeler les résultats. En 20 ans, l’extrême droite a beaucoup augmenté ses scores, au point que certains sondages au soir du premier tour pronostiquaient un résultat très serré. Emmanuel Macron est finalement réélu confortablement au second tour mais moins qu’en 2017. Dans le même temps, l’abstention et les votes blancs et nuls ont nettement augmenté par rapport à 2002.

Le poids des conjonctures dans les résultats électoraux

Bien sûr, une partie de ces évolutions peut s’expliquer par la conjoncture de chaque scrutin. En 2002 , la droite radicale avait obtenu 19,2 % des exprimés au premier tour (16,9 % pour Jean-Marie Le Pen et 2,3 % pour le dissident Bruno Mégret).

Jean-Marie Le Pen ne retrouvait même pas au tour décisif l’ensemble des voix de sa famille politique. Autrement dit, il n’avait aucune dynamique d’élargissement de son électorat à d’autres forces politiques qui, toutes, lui préférèrent très largement Jacques Chirac, élu avec un score impressionnant (82,2 %), bénéficiant d’une très grande partie des voix de gauche.

L’entre deux tours avait connu une très forte mobilisation citoyenne, avec...


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