20% du territoire occupé, crainte d'une "guerre d'usure": la situation au 99e jour de la guerre en Ukraine

Un drapeau ukrainien hissé à Stoyanka près de Kiev en Ukraine, le 4 mars 2022. - Aris Messinis
Un drapeau ukrainien hissé à Stoyanka près de Kiev en Ukraine, le 4 mars 2022. - Aris Messinis

Les forces ukrainiennes en repli. L'armée russe poursuit sa conquête de Severodonetsk où les combats se concentrent désormais autour d'une zone industrielle. De son côté le président Volodymyr Zelensky multiplie les prises de parole: lors sa dernière adresse quotidienne, il a donné un bilan effroyable: au moins 243 enfants sont morts pendant la guerre, 446 ont été blessés et 139 autres sont portés disparus. Un bilan qui risque de s'alourdir à mesure que le conflit s'enlise. Récité des derniers évenénements liés à la guerre en Ukraine.

• Près de 125.000 km² occupés par les forces russes

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans une adresse au Parlement luxembourgeois, a déclaré que les forces russes contrôlent actuellement "environ 20%" du territoire ukrainien, soit près de 125.000 km2.

"Aujourd'hui, environ 20% de notre territoire est sous contrôle des occupants, (soit) près de 125.000 km², c'est beaucoup plus que le territoire de tous les pays du Benelux", a indiqué Volodymyr Zelensky, dans un message dont la présidence ukrainienne a envoyé aux journalistes la version originale.

Par comparaison, les forces russes contrôlaient, avant l'invasion de l'Ukraine le 24 février, "plus de 43.000 km²", a-t-il ajouté.

• L'Otan redoute une "guerre d'usure"

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a prévenu depuis Washington que les pays occidentaux doivent se préparer "à une guerre d'usure" sur le "long terme" en Ukraine.

"Nous devons être préparés sur le long terme. Parce que ce que nous voyons est que cette guerre est désormais devenue une guerre d'usure", a affirmé Jens Stoltenberg à des journalistes.

Les forces ukrainiennes semblaient près de perdre Severodonetsk, ville stratégique du Donbass, face à l'avancée de l'armée russe, au moment où les forces de Kiev attendent l'arrivée de nouvelles armes américaines dans un conflit qui pourrait durer "de nombreux mois".

• Oksana, fixeuse de Frédéric Leclerc-Imhoff, salue "une personne dévouée à son travail"

Après la mort lundi passé de notre journaliste Fréderic Leclerc-Imhoff, Oksana Leuta, la fixeuse, qui l'accompagnait et l'aidait sur place dans son travail et qui était présenté au moment de la frappe russe, lui a rendu un vibrant hommage sur les réseaux sociaux.

"Fréderic, nous t’aimons, nous ne t’oublierons jamais, et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que les coupables soient punis", a-t-elle écrit. "Je garderai de lui le souvenir d’une personne sensible, attentive, vivante et dévouée à son travail, sa mort est une injustice", ajoute-t-elle.

Selon elle, cette tragédie aurait pu être évitée "si seulement les Russes cessaient de bombarder les convois humanitaires, ambulanciers, civils et journalistes."

• Des centaines de personnes réfugiées sous une usine à Severodonetsk

Selon Serhiy Hayday, chef de l'administration militaire de la région de Louhansk, environ 800 personnes se cacheraient dans plusieurs abri anti-bombes situés sous l'usine chimique Azot de la ville de Severodonetsk, visée par des frappes incessantes de l'armée russe.

"Il y a des habitants là-bas, à qui on a demandé de quitter la ville. Mais ils ont refusé. Il y a aussi des enfants là-bas, mais pas beaucoup", a-t-il détaillé auprès de CNN.

La nuit passé, les forces de Moscou auraient "touché l'un des bâtiments administratifs et un entrepôt où le méthanol était stocké de cette usine.

• Pour Moscou, les Européens seront les premiers à "souffrir" de l'embargo

Les Européens seront les premiers à "souffrir" de l'embargo pétrolier décidé dans le cadre des sanctions européennes contre la Russie pour son intervention en Ukraine, a déclaré jeudi le vice-Premier ministre russe chargé de l'Energie Alexandre Novak.

"Les consommateurs européens seront les premiers à souffrir de cette décision. Non seulement les prix du pétrole, mais aussi ceux des produits pétroliers augmenteront. Je n'exclus pas qu'il y ait un grand déficit de produits pétroliers dans l'UE", a déclaré Jens Novak dans une interview retransmise à la télévision russe.

L'Union européenne a annoncé lundi un embargo sur 90% du pétrole russe d'ici la fin de l'année, une annonce qui a accru les craintes d'une pénurie. Jens Novak a lui balayé le danger posé par cette mesure pour la Russie: "C'est une décision différée dans le temps, c'est pour dans six à huit mois, et pendant ce temps le marché doit se réorganiser".

Article original publié sur BFMTV.com

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