20 ans du 11-Septembre: les images marquantes de cette journée où l'Amérique s'est arrêtée

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Dix-sept minutes après le crash d'un Boeing 767 sur la Tour Nord du World Trade Center, un deuxième avion s'écrase cette fois-ci sur la Tour Sud. - Seth McAllister
Dix-sept minutes après le crash d'un Boeing 767 sur la Tour Nord du World Trade Center, un deuxième avion s'écrase cette fois-ci sur la Tour Sud. - Seth McAllister

C'était un mardi matin. La météo était estivale à Manhattan, quartier des affaires de New York, lorsqu'un bruit fort se fait entendre. L'une des tours du World Trade Center s'embrase. À ce moment-là, personne ne comprend encore que vient de débuter ce qui est sans doute la journée la plus marquante de l'histoire moderne des États-Unis.

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Vingt ans après, BFMTV vous propose de revivre en images cet événement, désigné par certains historiens comme la date de début du XXIe siècle. 10 photos retraçant une journée où l'Amérique s'est arrêtée. Attention, certains de ces clichés peuvent choquer.

9h03: la confirmation de l'attentat

Le premier avion de ligne s'écrase sur la tour Nord du World Trade Center à 8h48. Les témoins de la scène songent d'abord à une explosion, d'autre à un simple accident aérien du fait de la proximité de la ville avec l'aéroport JFK. Rares sont les images à avoir capturé ce moment: elles existent mais sont bien moins nombreuses que celles du deuxième crash, retransmis en direct sur toutes les télévisions américaines.

Ce n'est que lorsqu'un second avion s'écrase sur la tour Sud, à 9h03, que tous les doutes sont levés: ce n'est pas un accident, c'est un attentat.

"L'Amérique est attaquée"

La nouvelle ne tarde pas à se répandre. Le président George W. Bush se trouve dans une école en Floride lorsque son chef de cabinet Andrew Card lui glisse ces quelques mots: "Un deuxième avion a frappé la seconde tour, l'Amérique est attaquée".

Le regard figé du président est alors capturée par les journalistes qui l'accompagnent. George W. Bush reste quelques instants encore aux côtés des élèves avant de s'éclipser pour rejoindre la base de Barksdale en Louisiane.

Le désespoir des piégés des tours jumelles

De nombreux employés des tours jumelles, notamment ceux qui travaillaient dans les derniers étages, se retrouvent piégés par les flammes provoquées par les deux crash. Impossible de prendre les ascenseurs, où le kérosène des avions s'écoulent, ni même les escaliers.

Dans un élan de désespoir, des personnes décident de se jeter dans le vide plutôt que de mourir brûlés. Des images horrifiantes qui font partie à jamais de cette journée.

Le Pentagone également visé

On oublie parfois que les attentats du 11-Septembre ne se résument pas à l'attaque des deux tours jumelles de Manhattan. Ce jour-là, quatre avions ont été détournés et se sont écrasés sur le sol américain.

Le troisième appareil a décollé de Washington D.C. pour s'écraser une heure plus tard sur le Pentagone, le bâtiment fédéral américain abritant le département de la Défense. Un autre symbole de la puissance américaine, là encore visé par les terroristes.

Le vol 93, celui qui n'a jamais atteint sa cible

Les auteurs des attentats du 11-Septembre visaient trois objectifs: le World Trade Center, le Pentagone et sans doute une dernière cible à Washington D.C., le Capitole ou la Maison-Blanche, symboles de la démocratie américaine. Le quatrième avion, le vol 93 d'United Airlines, était censé s'écraser dans la capitale des États-Unis.

En raison de son décollage et son détournement tardif, certains passagers sont informés par téléphone portable de ce qui se passe à New York et resistent aux terroristes. Ils tentent le tout pour le tout en essayant de prendre les commandes du cockpit. L'avion n'atteint pas la capitale américaine et s'écrase près de Shanksville en Pennsylvanie. Personne n'a survécu. Tous les passagers ont été décorés à titre posthume pour leur bravoure.

L'effondrement des tours

Moins d'une heure après avoir été touchée, la tour Sud du World Trade Center s'effondre, dans un déluge de feu, d'acier et de poussière. Quelques minutes plus tard, c'est la tour Nord qui cède à son tour. Un épais nuage de cendres se forme alors et plonge Manhattan dans le noir total. La violence est telle qu'aucune trace d'ADN n'a jamais été retrouvée pour des centaines de victimes.

La "dame de poussière", symbole des autres victimes

C'est l'un des visages de cette journée. Marcy Borders, employée de la Bank of America dans l'une des tours jumelles, est prise en photo entièrement recouverte de poussières après l'effondrement de l'une des tours.

Morte en 2014 des suites d'un cancer de l'estomac à seulement 42 ans, l'Américaine avait suggéré que sa maladie pourrait être liée aux polluants chimiques émis lors de l'écroulement des tours.

Selon un rapport du fonds d'indemnisation des victimes du 11-Septembre publié ce mardi, davantage de personnes semblent être mortes de maladies liées aux attentats du 11 septembre 2001 que le jour même des attaques. Plus de 67.000 demandes d'indemnisation ont été adressées à ce fonds depuis son ouverture, en 2011 et près de la moitié des dossiers concernent des patients atteints d'un cancer.

Des sauvetages miraculeux dans les décombres

Le World Trade Center n'est plus, voilà Ground Zero. Après l'effrondrement des tours, les pompiers new-yorkais se mobilisent pour tenter de trouver d'éventuels survivants. Plus de 10.000 sauveteurs, secouristes et volontaires sont alors présents sur les lieux.

Quelques personnes survivent miraculeusement dans les gravats. La dernière rescapée est Genelle Guzman-McMillan, sortie des décombres 26 heures après l'écroulement de la Tour Nord.

La longue identification des victimes

Des milliers d'Américains se sont retrouvés sans nouvelles de certains de leurs proches après les attentats. Sans corps, sans preuve de leur décès, ils sont nombreux à avoir placardé et relayé des avis de recherche pour tenter d'obtenir des informations.

Au total 2753 personnes sont mortes lors des attentats du World Trade Center le 11 septembre 2001. Et vingt ans après, l'identification des victimes se poursuit: deux personnes ont d'ailleurs été officiellement identifiées cette semaine comme victimes de l'effondrement des tours jumelles, les 1646 et 1647e à avoir perdu la vie lors de l'écroulement des tours.

1106 personnes doivent encore être identifiées, soit quelque 40% de celles et ceux qui sont morts à New York.

20 ans après, la mémoire toujours intacte

Quelques mois seulement après l'effondrement des tours, la Tribute in Light a vu le jour à Manhattan. Cette installation de projecteurs, censée refléter au travers de faisceaux lumineux les deux tours jumelles, était réactivée chaque 11 septembre pour rendre hommage aux victimes des attentats.

Depuis, un nouveau complexe a été construit, avec notamment une nouvelle tour - le One World Trade Center - et un mémorial, mais les projecteurs continuent d'illuminer chaque année le temps d'une nuit.

Article original publié sur BFMTV.com

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