2,6 milliards d'économies : comment le gouvernement Macron a continué d'essorer les hôpitaux

Emmanuel Macron a reconnu une

Un mea culpa en trompe-l'œil. En visite à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière vendredi 15 mai, Emmanuel Macron a semblé faire amende honorable sur sa politique de santé : évoquant une "erreur dans la stratégie", il s'est dit prêt à investir, notamment pour "mettre fin à [la] paupérisation" des soignants. Des concessions qui n'en sont pas vraiment, puisqu'elles consistent avant tout à regretter de ne pas avoir tenu la cadence pour conduire les réformes d'ampleur annoncées depuis fin 2018. "C’était une super stratégie, mais à faire dix ans plus tôt", a résumé le président. En réalité, plutôt que de n'être pas allé "assez vite", l'exécutif est surtout responsable d'avoir imposé des restrictions drastiques aux hôpitaux : 2,6 milliards d'économies en 2018 et 2019 à travers les lois de financement de la sécurité sociale (LFSS), qui se sont traduites par une baisse du nombre de lits et une fonte de la masse salariale. Et les mesures annoncées depuis 2018 ne représentent qu'un répit relatif, que d'autres mesures de coupes pourrait largement éclipser.

Lire aussi 11,7 milliards d'économies en 10 ans : comment l'Etat a dépouillé l'hôpital

En plus de promettre de nouveaux moyens, Emmanuel Macron s'est employé dernièrement à défendre la politique de santé menée jusqu'alors par son gouvernement. "On a réinvesti pour la première fois depuis 15 ans dans l'hôpital. C'est la première fois, avant les mouvements en 2018, qu'on met fin à la baisse du tarif hospitalier


Lire la suite