1er Mai : une mobilisation bien inférieure à celle de 2002

Libération.fr
Affrontements entre jeunes cagoulés et CRS en marge de la manifestation parisienne du 1er mai 2017 à Paris.

Entre 30 000 et 80 000 personnes ont défilé à Paris contre le FN, mais sans être convaincues par Macron. De nombreux incidents ont éclaté au long du parcours, faisant six blessés chez les forces de l'ordre.

Entre 140 000, selon la police, et 280 000 personnes, selon la CGT, ont défilé lundi partout en France à l’occasion des manifestations et rassemblements du 1er Mai. Entre les deux tours de l’élection présidentielle, la journée était aussi l’occasion pour les syndicats de faire entendre leur voix sur le duel opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen le 7 mai prochain. Mais contrairement à 2002, la mobilisation était de bien plus faible ampleur. A l’époque, entre 1,3 et 2 millions de personnes avaient battu le pavé. Presque dix fois plus que cette année.

A l’unanimisme de 2002 (Non à Jean-Marie Le Pen) a également succédé un front syndical dispersé. Ainsi à Paris, entre les places de la République et de la Nation, le défilé emmené par une intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires appelait certes à faire barrage au parti frontiste, mais sans pour autant se rallier à Emmanuel Macron. En tête de cortège, les militants autonomes et antifascistes assumaient clairement, pour leur part, leur refus de choisir entre «Le Pen la raciste» et «Macron le banquier». Et comme pendant la mobilisation contre la loi travail, plusieurs centaines d’entre eux se sont violemment confrontés aux forces de l’ordre.

«Les électeurs de Fillon sont sans scrupules»

Dans les rangs des manifestants, parmi lesquels de nombreux électeurs de Jean-Luc Mélenchon, les positions divergent souvent. Evelyne, économiste à la retraite et militante d’Attac, avoue ne pas encore avoir choisi son vote du 7 mai. «Je pense sérieusement au vote blanc, mais je veux pouvoir continuer à manifester, explique-t-elle. Si les sondages sont serrés, je voterai Macron. Mais je serai tout de suite dans l’opposition.» Pour elle, le FN n’est pas un parti «banal» : «On ne peut pas se permettre de voir arriver au pouvoir l’extrême (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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