1er-mai : une journée de mobilisation très politique

La campagne présidentielle est ouverte. Samedi 1er mai, Marine Le Pen (Rassemblement national) s'est lancée au détour de son traditionnel dépôt de fleurs devant la statue de Jeanne d'Arc, à Paris : "Nous venons de vivre quatre ans de chao, de désunion, de fragmentation. C'est un mandat de violence et particulièrement à l'égard du peuple français. C'est la raison pour laquelle je suis convaincue que je serai élue présidente de la République", a déclaré celle qui avait affronté Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle en 2017. La gauche en ordre dispersé Jean-Luc Mélenchon (France insoumise), de son côté, a choisi le défilé du 1er-mai de Lille (Nord) pour afficher sa détermination. "Je vous souhaite que le 1er mai 2022, je puisse venir vous voir comme président de la République ayant rétabli les huit heures de travail, les 35 heures et la retraite à 60 ans", a lancé le député des Bouches-du-Rhône. À Paris, la gauche a défilé et s'est exprimée en ordre dispersé.