1er-Mai : à quoi servent encore les organisations syndicales ?

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L'an passé, le 1er-Mai n'avait pas été propice aux manifestations : des rues désertes, confinement total oblige, pour la fête des travailleurs. Cette année, la France renoue avec la tradition. Les syndicats battent le rappel et plusieurs manifestations sont prévues partout en France pour l'emploi, les salaires, les services publics, la protection sociale ou encore les libertés. À Paris, un cortège s'est élancé à 14 heures de la place de la République jusqu'à celle de la Nation. Mais alors qu'il y a aujourd'hui trois fois moins de syndiqués qu'il y a trente ans, comme le rappelle samedi au micro d'Europe 1 Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du Travail, quel poids ont encore les organisations syndicales ?

"Nous avons besoin de cohésion sociale"

"Nous avons besoin dans notre pays, plus que dans le passé encore, de cohésion sociale. Les organisations syndicales, comme l'ensemble des corps intermédiaires, des associations, des organisations patronales aussi, sont des structures qui permettent de regrouper les attentes, les préoccupations, d'organiser le marché du travail, de prendre en compte les inquiétudes et de les traduire", observe Bernard Vivier, spécialiste du mouvement syndical.

"Si ces corps intermédiaires, si ces syndicats ne sont pas là, qui va gérer l'inquiétude, la lourdeur sociale que nous voyons ? Ce sera de façon souvent bureaucratique et desséchée, ou alors des mouvements spontanés, violents, non contrôlés, avec des violences et des débordements", a...


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