1964 - La Mustang, star automobile

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La légendaire voiture américaine fait une entrée fracassante sur le marché automobile. Succès commercial et vedette de cinéma, elle est au générique de plus de 500 films.

(Dans L'Express du 16 avril 1964) 

Une nouvelle vedette est née cette semaine aux Etats-Unis. Personne ne l'a encore vue, ses mérites sont inconnus, son succès imprévisible. Mais 2 600 journaux acclament déjà la nouvelle célébrité dans leurs placards publicitaires. Pour la première fois, les trois grandes chaînes de télévision lui consacrent le même jour leur émission de 21 h 30 à 22 h. Pour la première fois également, Time et Newsweek portent sur leur couverture, la même semaine, un portrait de son découvreur. Qui est-elle ? Elle porte un nom de cheval, Mustang. Son lancement coûte plus de 50 millions. Et elle doit se vendre cette année à plus de 300 000 exemplaires. Car il s'agit d'une voiture : de la première réplique américaine aux voitures de sport européennes.  

Une gueule goulue

L'idée de la Mustang naquit il y a trois ans dans la tète d'un vice-président de Ford, Lee Iacocca, fils d'un immigrant italien et poulain de M. McNamara. A la différence de ses compatriotes d'origine, la mécanique le passionnait moins que le commerce.  

Parce que le marché américain devient un marché de jeunes, et aussi parce que les pur-sang européens, au prix relativement modeste, envahissent les Etats-Unis en quantités croissantes, Iacocca cherchait un modèle qui pût rivaliser avec eux, par son apparence extérieure et son prix, tout au moins. C'est l'apparence qui fut son premier souci. La voiture devait avoir un capot long et plongeant et une gueule goulue, à la manière des italiennes. Elle devait avoir le dos rond et un air de rentrer sa queue, à la manière d'un chien en pleine course. Et elle devait coûter moins de 2 500 dollars (12 500 F), prix usine.  

Quand Iacocca disposa d'un modèle qui arrachait un cri d'admiration aux connaisseurs et sur lequel les passants, galvanisés, se retournaient dans la rue, quand il vrombissait sous leur nez, sa conviction intime fut qu'il possédait le numéro gagnant. Au début, il avait projeté une production annuelle de 100 000 exemplaires. Il y a un an,...Lire la suite sur L'Express.fr

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