15 août 1944 : pieds-noirs, Algériens, Marocains et Sénégalais aux avant-postes du débarquement de Provence

Michel Lachkar

En novembre 1942, les troupes américaines débarquent au Maroc et en Algérie, avec l’idée d’ouvrir un nouveau front en Méditerranée. Ce débarquement entraîne le "ralliement" des troupes françaises d’Afrique du Nord aux côtés des forces du général de Gaulle. A Alger, la prise de la ville se fait en une journée grâce à la résistance française. Mais au Maroc, les généraux du régime de Vichy accueillent les Américains à coup de canon. Quant à la Tunisie, alors sous protectorat français, elle est livrée aux Allemands par les officiers vichystes.

La première bataille de l’armée française ainsi reconstituée a justement lieu en Tunisie et Libye du 12 novembre 1942 au 7 mai 1943 avec 63 000 combattants engagés (au côté des alliés anglo-américains du général Montgomery) contre les troupes allemandes de l’Afrikaakorps du général Rommel. Equipée par les Américains, cette armée d'Afrique compte principalement des Français et des Algériens, qui laisseront 2156 morts dans les sables du désert tunisien et libyen.

La bataille de Monte Cassino

La défaite allemande en Tunisie permet d’enclencher le débarquement allié en Sicile. 100 000 soldats du Corps expéditionnaire français en Italie (CEFI) combattent de novembre 1943 à juillet 1944 sous les ordres du maréchal Juin et (...)

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