15 ans après le meurtre d'Ilan Halimi, "la blessure ne referme toujours pas"

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L'émotion était palpable. Un rassemblement a eu lieu dimanche à Paris pour commémorer le 15e anniversaire du meurtre d'Ilan Halimi, jeune homme juif torturé à mort par le "gang des barbares". Des dizaines des personnes et plusieurs associations étaient présentes, entamant leur hommage par une minute de silence. La foule retenait ses larmes et dans les yeux des présents se lisait encore beaucoup de désarroi. 

"Ilan, c'était moi"

"Ilan, c’était moi. Il y a une personne qui l’a branché, il est parti avec elle. J’aurais pu faire la même chose. C’était traumatique comme affaire. De voir qui c’était, un juif lambda total, la violence de sa mort, la deshumanisation totale, la torture… C’était très très choquant", raconte Joseph.

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Certains jeunes présents ont vu leur enfance marquée par ce drame. Jordan, 24 ans aujourd’hui, est venu rendre hommage à cet inconnu dont le nom lui est pourtant si familier. "En tant que juif, on a grandi avec cette histoire, qui se raconte dans toutes les familles. On pense à ça souvent. La blessure ne se referme toujours pas." Elle avait même été ravivée en 2017, quand la plaque posée en hommage au jeune homme avec été profanée. 

"On ne sent pas en sécurité à affirmer qui on est"

La blessure est d'autant plus profonde que les agressions antisémites continuent de faire la Une, souligne Manu. Il voit dans la mort d’Ilan le début d’un cycle de violence. "Depuis Ilan, dix autres personnes ont é...


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