15 ans après le meurtre d’Ilan Halimi, les actes à caractère antisémite perdurent

C’était le 13 février 2006. Ilan Halimi, 23 ans, avait été séquestré, torturé et tué par le gang des barbares dans une cité de Bagneux, dans les Hauts-de-Seine. Son calvaire avait duré plusieurs semaines. Dans la foulée, de grands défilés avaient été organisés pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Francis Kalifat, président du CRIF, s’en souvient parfaitement. "Lorsque l’affaire est sortie, ça a été un traumatisme", a-t-il expliqué. "On ne tire pas les leçons du passé" Ilan Halimi avait été piégé par Youssouf Fofana, le chef du gang des barbares. En tout, 26 personnes de 17 à 32 ans au moment des faits ont été condamnées. Mais quinze ans après les faits, le nombre d’agressions à caractère antisémite n’a pas baissé. Un postulat que Francis Szpiner, l’avocat de la famille d’Ilan Halimi, regrette amèrement : "On a le sentiment que tout ça n’a servi à rien, qu’on ne tire pas les leçons du passé."