14-Juillet : l'Europe de l'Est à l'honneur pour le défilé parisien

© Emmanuel Dunand, AFP

Le traditionnel défilé militaire du 14-Juillet à Paris, qui a pris cette année une résonnance particulière avec la guerre en Ukraine, a mis à l'honneur les pays du flanc est de l'Otan et les troupes françaises qui y sont déployées.

Un défilé militaire placé sous le signe de la guerre en Ukraine. Le retour d'un conflit aux portes de l'Europe a donné un relief particulier au traditionnel défilé militaire du 14-Juillet à Paris. La Patrouille de France a peint le ciel parisien en bleu blanc rouge, donnant le coup d'envoi de la parade de la fête nationale.

Le président Emmanuel Macron avait auparavant passé en revue les troupes sur la prestigieuse avenue des Champs-Élysées à bord d'un véhicule militaire, sous un soleil radieux, avant de s'installer à la tribune sur la place de la Concorde en compagnie des plus hauts dignitaires de l'État.

"Partager la flamme" était le thème du défilé 2022. Une triple référence au lien armée-nation, à la flamme de la Résistance incarnée par Hubert Germain, dernier compagnon de la Libération décédé l'an dernier, et à la flamme olympique dont la France est désormais dépositaire jusqu'aux Jeux olympiques de Paris 2024. Des médaillés olympiques et paralympiques ont fait partie du cortège.

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Défilé sous haute sécurité

Quelque 125 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés sur l'ensemble du territoire pour assurer le bon déroulement des festivités du 14-Juillet, a indiqué le ministère de l'Intérieur.

"En raison du niveau élevé et persistant de la menace terroriste, une attention particulière sera portée aux mesures de surveillance et de contrôle préconisées par la posture Vigipirate, ainsi qu'aux capacités de réaction des unités", a écrit Gérald Darmanin dans un télégramme du ministère adressé notamment aux préfets. "Les services d'ordre (...) devront être adaptés aux risques préalablement évalués par les services de renseignement et à la disponibilité des unités de forces mobiles", a-t-il poursuivi.

Le ministre avait aussi demandé préfets d'assurer une "sécurisation particulière" des transports en commun et de prévoir une "prise en compte immédiate de toute violence urbaine et phénomène de bandes".

À Paris et en petite couronne, la préfecture de police mobilisait environ 12 000 policiers, gendarmes et pompiers pour "lutter contre la délinquance et de prévenir les troubles à l'ordre public", a fait savoir le ministère de l'Intérieur.

Des appels à manifester jeudi à Paris, place de la Bastille, ont été lancés par des groupes de Gilets jaunes sur les réseaux sociaux.

Avec AFP

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