14-18 : l'histoire cachée de l'armistice

Les protagonistes sont ici représentés dans le wagon du maréchal Foch. © Wikimedia Commons

« Allô Eiffel… » Il est 6 heures du matin, ce 5 novembre 1918, lorsque l’antenne de la tour Eiffel détecte un signal en morse. Un jeune télégraphiste, Maurice Hacot, note le message et se précipite pour le porter à son supérieur. Ce message, des millions de combattants l’attendent depuis des années. Il vient de Berlin. C’est une demande d’armistice adressée à la France par le chancelier allemand Max de Bade. Après quatre ans de combats, le conflit qui ravage la France et le monde va peut-être prendre fin. Les stratèges français n’osaient l’espérer si tôt : ils misaient sur un cessez-le-feu au printemps 1919, après un lent délitement de l’armée allemande. Mais depuis la mi-juillet, tout s’est précipité. Les troupes américaines se sont lancées dans la bataille. Et surtout, le pouvoir de Berlin fait face, sur son propre sol, à un début de guerre civile. Il n’a plus le choix.

Le 5 au matin, le message reçu à la tour Eiffel est transmis au QG du maréchal Foch, à Senlis, dans l’Oise. Pour lui, c’est un soulagement. Contrairement à certains jusqu’au-boutistes qui voudraient envahir l’Allemagne, Foch juge que l’armée a déjà trop souffert – et c’est aussi l’opinion du président du Conseil, Georges Clemenceau. Après de rapides tractations avec les Alliés, la réponse donnée aux Allemands est donc favorable. À Berlin, un convoi d’émissaires officiels mené par le député Matthias Erzberger se met en route vers le QG de l’état-major allemand établi à Spa, en Belgique occupée. De là, il rejoindra (...)

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