13 jihadistes françaises dont la veuve d'Amedy Coulibaly se seraient enfuies de prisons en Syrie

Le HuffPost avec AFP
Pour de nombreux spécialistes du dossier irako-syrien, la plupart des camps (comme celui d'Aïn Issa ci-dessus) où sont détenus les jihadistes de l'EI et leur famille ne sont pas à même de les détenir efficacement. 

JIHADISME - Treize jihadistes françaises détenues dans des prisons syriennes se sont évadées, dont la compagne d’Amedy Coulibaly, l’un des auteurs des attentats de janvier 2015 en France, a indiqué ce mercredi 20 mai le Centre d’analyse du terrorisme (CAT).

“À ce jour, 13 femmes jihadistes françaises qui étaient détenues dans des camps sous le contrôle des Kurdes de Syrie (principalement al-Hol et Aïn Issa) sont présumées en fuite, notamment Hayat Boumedienne, soit 10% des Françaises détenues en Syrie”, a indiqué Jean-Charles Brisard, un des co-fondateurs de ce think tank basé à Paris.

“Ces éléments confirment l’incapacité des autorités locales à garantir la détention des jihadistes étrangers, que ce soit dans les prisons ou dans les camps, dans lesquels se produisent régulièrement des mutineries et des tentatives d’évasion”, a estimé Jean-Charles Brisard.

 Le risque du retour vers l’Europe

“Le principal risque est celui de la dispersion de jihadistes, qui pourraient soit renforcer les rangs d’organisations jihadistes en Syrie ou en Irak, soit tenter de rejoindre une autre terre de jihad, soit pour certains revenir clandestinement en Europe pour y commettre des attentats”.

Hayat Boumedienne, compagne d’Amedy Coulibaly, l’un des auteurs des attentats de janvier 2015 en France, est visée par une nouvelle enquête ouverte fin avril à Paris pour “association de malfaiteurs terroristes criminelle”. Déjà renvoyée aux assises dans l’enquête sur les attentats contre Charlie Hebdo, une policière de Montrouge, dans le sud de Paris, et l’Hyper Cacher, elle avait précédemment été donnée pour morte par l’épouse du jihadiste français Jean-Michel Clain en mars 2019.

Mais une femme qui a...

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