Les 13 cibles prioritaires du télescope James Webb

Pour démontrer les capacités exceptionnelles du télescope James Webb et produire rapidement des résultats majeurs dans différents domaines de l’astronomie, 13 programmes de recherche prioritaires seront mis en œuvre jusqu’à l’automne. Seul programme piloté majoritairement par des Français, l’un d’eux se concentrera sur la nébuleuse d’Orion, pouponnière d’étoiles la plus proche du Soleil. Objectif : remonter 4,6 milliards d’années en arrière et comprendre comment notre propre Système solaire est né.

Présentées cette semaine par le président des Etats-Unis puis l’agence spatiale américaine, , dévoilant plusieurs structures – comme les nébuleuses de la Carène ou de l’Anneau austral – avec une profondeur et une finesse de détails absolument inédites. Elles montrent que l’observatoire à 11 milliards de dollars, le plus gros et le complexe jamais envoyé dans l’espace, est à la hauteur des attentes et efforts consentis par les agences spatiales américaine, européenne et canadienne depuis près de 30 ans. Grâce à son miroir alvéolé de 6,5 mètres de diamètre collectant la lumière dans les longueurs d’onde de l’infrarouge, le James Webb fera beaucoup mieux que Hubble, Spitzer ou d’autres télescopes, et permettra des avancées spectaculaires dans presque tous domaines de l’astronomie. Avec cet "œil" superpuissant, c’est une nouvelle ère d’exploration de l’Univers qui commence.

La nébuleuse de la Carène photographiée par le télescope James-Webb Crédit : NASA, ESA, CSA, and STScI
La nébuleuse de la Carène photographiée par le télescope James-Webb Crédit : NASA, ESA, CSA, and STScI

La nébuleuse de la Carène photographiée par le télescope James Webb. Crédits : NASA, ESA, CSA, and STScI

Du système jovien aux premières lueurs de l’Univers

Si ces premiers clichés marquent le début officiel des opérations scientifiques du James Webb, les collectes de données ont commencé dès la fin du mois de juin 2022 et s’organisent depuis lors en 13 programmes qualifiés de prioritaires ("Early Release Science" – ou ERS selon l’acronyme en anglais). Ils ont été sélectionnés dès , parmi une centaine de propositions, par un comité dirigé par l’Américain John Mather, prix Nobel de physique en 2006 pour ses mesures très précises du fond diffus cosmologique, sorte d’empreinte fossile du Big Bang. "L’idée était d’optimiser aussi rapidement que possible ce fascinant mais très coûteux télescope", explique Olivier Berné, chercheur au CNRS et à l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie de Toulouse qui avec Emilie Habart, de l’Institut d’astrophysique spatiale à Orsay, et Els Peeters, à l’université de Western Ontario au Canada, dirige l’un de ces programmes. "D’où ces 13 projets emblématiqu[...]

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