Départ massif des Arméniens du Haut-Karabakh, plus de 28 000 personnes ont quitté l'enclave

Plus de 28 000 réfugiés fuyant le Haut-Karabakh sont arrivés en Arménie, a indiqué mardi le gouvernement arménien, près d'une semaine après le lancement d'une offensive azerbaïdjanaise et la capitulation des séparatistes dans cette enclave disputée. "Le gouvernement fournit un hébergement à tous ceux qui n'ont pas d'endroit où vivre", ont indiqué les autorités arméniennes dans un communiqué, précisant que l'enregistrement des réfugiés se poursuivait.

Des milliers d'habitants du Haut-Karabakh se sont déjà réfugiés en Arménie, malgré la promesse de l'Azerbaïdjan, réitérée lundi par son président, Ilham Aliev, que les droits des Arméniens qui resteront dans cette enclave conquise par son armée seraient "garantis".

Explosion dans un dépôt de carburant

Lundi soir, en plein exode, un dépôt de carburant a explosé dans l'enclave majoritairement peuplée d'Arméniens, faisant au moins vingt morts et 280 blessés, ont annoncé les autorités séparatistes.

"Le nombre de blessés après l'explosion d'un dépôt de carburant dépasse les 200. La majorité sont dans un état grave ou très grave", a déclaré le chargé des droits de l'homme de la république autoproclamée, Gegham Stepanyan, sur les réseaux sociaux.

L'Union européenne doit recevoir mardi à Bruxelles de hauts représentants de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan, deux anciennes républiques soviétiques qui se sont affrontées militairement au Haut-Karabakh de 1988 à 1994 (30 000 morts) et à l'automne 2020 (6 500 morts). Le bilan de l'invasion-éclair de la semaine dernière est de 200 morts, selon la partie arménienne.

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et le président azerbaïdjanais se rencontreront pour leur part le 5 octobre à Grenade, en Espagne, avec la participation du président français Emmanuel Macron, du chancelier allemand Olaf Scholz et du président du Conseil européen Charles Michel, une rencontre prévue de longue date qui n'a pas été annulée.