11-Novembre : comment le nom de Pétain a fini par empoisonner "l'itinérance mémorielle" d'Emmanuel Macron

Camille Caldini

Un long imbroglio qui a tourné à la polémique. A Charleville-Mézières (Ardennes), mercredi 7 novembre, Emmanuel Macron a trébuché sur les chemins de la Grande Guerre, au cours de son "itinérance mémorielle". Interrogé sur l'hommage, prévu samedi aux Invalides, aux chefs militaires de la Première Guerre mondiale, il a jugé "légitime que nous rendions hommage aux maréchaux qui ont conduit l'armée à la victoire", à savoir Joffre, Foch, Gallieni, Fayolle, Franchet d'Espèrey, Lyautey, Maunoury mais aussi Pétain.

Ce dernier a été "un grand soldat", a ajouté Emmanuel Macron, même s'il a plus tard "conduit à des choix funestes", à la tête du gouvernement collaborationniste de Vichy, de 1940 à 1944. L'Elysée avait pourtant jusqu'à présent réussi à éviter l'écueil laissé par l'encombrant Philippe Pétain, jugé comme traître et frappé d'indignité nationale (et donc privé de son titre de maréchal).

D'abord les "réserves" de l'Elysée

Selon un dossier de presse (PDF) de la Mission du centenaire daté de septembre, un "hommage aux huit maréchaux de la Grande Guerre", organisé par l'état-major des armées et le gouverneur militaire de Paris, devait se dérouler, dimanche 11 novembre, à 9 heures, aux Invalides. Le communiqué évoquait d'ailleurs la "présence du (...)

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