"10 ans que je suis traîné dans la boue" : aux assises, Georges Tron réaffirme son innocence

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Au début de son procès en appel, Georges Tron, poursuivi pour viols et agressions sexuelles sur deux collaboratrices, s'est dit à nouveau innocent des charges qui lui valent d'être jugé en appel aux assises de Paris. 

Poursuivi pour viols et agressions sexuelles sur deux collaboratrices, l'ex-secrétaire d'État Georges Tron s'est dit à nouveau lundi innocent des charges qui lui valent d'être jugé en appel aux assises de Paris, deux ans après son acquittement en première instance.

"Ça fait dix ans que ça dure ! Ça fait dix ans que je suis traîné dans la boue, moi-même, ma femme, mes enfants, mes amis, mes collaborateurs ! Ça fait dix ans que je me suis soumis à tout ce qu'on m'a demandé ! Ça fait dix ans que j'ai expliqué que j'étais innocent des faits qui m'ont été reprochés ", s'est exclamé le maire LR de Draveil (Essonne), sortant soudain d'une attitude éteinte, lors de son premier interrogatoire par la cour.

Depuis le début de la procédure en 2011, l'élu de 63 ans dément toute relation sexuelle avec ses deux accusatrices, ex-employées de sa commune de banlieue parisienne. Il est accusé de leur avoir imposé des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010, sous couvert de séances de réflexologie plantaire et avec la complicité de son adjointe à la Culture d'alors, Brigitte Gruel. Cette dernière, qui comparaît à ses côtés, avait également été acquittée au premier procès en 2018.

Le procès en appel s'était ouvert le 19 janvier mais l'audience avait été immédiatement suspendue car Georges Tron était cas contact d'une personne positive au Covid-19. Il a depuis été testé négatif au nouveau coronavirus et les débats ont pu véritablement démarrer lundi matin.

"Fatigué de répondre aux mêmes questions"

Lors d'un bref interrogatoire portant sur sa personnalité, l'élu s'est dit "fatigué de répondre aux mêmes questions" dans cette affaire qui a forcé sa démission du secrétariat d'État à la fonction publique du gouvernement(...)


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