1 800 emplois créés chez IBM en France, une annonce en trompe l'œil

L'Oeil du 20 heures

IBM en France, c’est une entreprise du numérique. Elle conçoit des systèmes informatiques et conseille les entreprises.

Marc Grimault est délégué syndical CGT chez IBM France. Nous lui avons remontré l’annonce de sa patronne : "Je me dis que c’est de la com'. C’est de la com' IBM”


S’il n’a pas éclaté de joie à ces 1 800 créations d’emplois, c’est que depuis cinq ans et pour les années à venir, ce sont plutôt des suppressions de postes qu’il compte : "En 2012, on était 9 546 salariés. En 2017, on était plus que 6 726. Au total : 2 820 postes supprimés. Et là, on sait que par le plan prévisionnel triennal, il va y avoir de 900 à 1900 postes supprimés d’ici fin 2020."

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Convention collective moins avantageuse

Alors, ces 1 800 postes annoncés par la présidente, où seront-ils créés ? Aujourd’hui, il y a IBM France, l’entreprise historique. Ses effectifs baissent. Et il y a les filiales qui recrutent. C’est là que pourraient être créés les emplois. Pourquoi ? Selon les syndicats, ce serait entre autre une histoire de convention collective. Chez IBM France, c’est celle, ancienne, de la métallurgie qui prévaut. Dans les filliales, c’en est une plus récente, qui s’applique : Syntec.

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Cette dernière serait moins avantageuse pour les salariés, moins coûteuse pour l’entreprise, comme l'explique Pierry Poquet, délégué UNSA chez IBM : "La grosse différence entre les Syntec et la (...)

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