1,8 milliard d'objets : le troisième catalogue du satellite Gaia a été révélé

ESA/Gaia/DPAC, CC BY-SA 3.0 IGO

Le troisième ensemble de données complet de Gaia contient des détails nouveaux et améliorés pour près de deux milliards d'objets dans notre Voie lactée. Il est aussi riche d'enseignements sur les petits corps du système solaire et les lointains quasars.

Lancé en 2013, le télescope Gaia est chargé d'observer les étoiles de la Voie lactée à l'aide de ses deux télescopes et des ses trois instruments. Son objectif ? Comprendre l'origine, la structure et l'évolution de notre galaxie. Pour cela il a dû multiplier les données sur ses principales pensionnaires, les étoiles donc. Ainsi, le contenu du 3e catalogue Gaia, le DR3, constitue la plus grande collection de données astrophysiques jamais collectées sur les astres de notre galaxie. Mais l'engin possède d'autres cordes à son arc : ses optiques se sont également portées sur tout un tas d'autres objets astronomiques, des plus proches à certains situés à des milliards d'années-lumière de la Terre.

Plein feux sur les étoiles

Avec 1,8 milliard d'objets dans sa besace, dont la très grande majorité sont des étoiles, Gaia a parfaitement rempli son but. Le DR3 apporte de nouvelles informations pour des centaines de millions d'astres avec notamment leurs couleurs, masses, âges, températures et pour 34 millions d'étoiles leur vitesse radiale, un paramètre qui permet de savoir si elle s'éloignent ou se rapprochent de nous. "C'est un grand bond en avant qui apporte enfin la troisième dimension des vitesses spatiales", explique Catherine Turon astronome émérite à l'Observatoire de Paris-PSL et pionnière de l'astrométrie spatiale. Les deux autres dimensions mesurées étant la vitesse de rotation et la vitesse tangentielle, à savoir le déplacement angulaire d'un astre sur la sphère céleste. "Une autre grande nouveauté consistera en la publication de millions de spectres obtenus par le RVS [le Radial Velocity Spectrometer] et les deux spectrophotomètres, BP et RP, de Gaia" rajoute l'astrophysicienne.

De quoi appréhender "l'ADN" des étoiles, à savoir leur composition chimique. Certaines contiennent plus de métaux lourds que d'autres selon leur âge et la composition du nuage dans lequel elles se sont formées. Gaia révèle que certaines étoiles de notre galaxie sont constituées de matière [...]

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