1,8 milliard d'objets célestes cartographiés : les révélations du 3eme catalogue du satellite Gaia

©ESA/ATG medialab; background image: ESO/S. Brunier

Le 13 juin 2022, l'Agence spatiale européenne livrera les résultats de 34 mois d'observation du satellite Gaia dont la classification de plus de 1,5 milliard d'objets avec des paramètres détaillées pour 500 millions d'entre eux. L'annonce sera faite, pour la France, depuis l'Observatoire de la Côte d'Azur, à Nice, et diffusée en direct sur le net.

Le , à l'opposé de la direction du Soleil, et scruter l'espace. Sa mission principale : mesurer la position, la distance et le mouvement de près de deux milliards d'étoiles de la Voie lactée. Mais il a d'autres cordes à son arc et ses optiques se sont également portées sur les objets du système solaire, tout proches, jusqu'aux quasars très lumineux situés à des milliards d'années-lumière de notre étoile.

Ce 13 juin 2022, à partir de 10h, l'ESA révèlera le contenu du 3ème catalogue (DR3) portant sur les résultats de l'analyse des données obtenues pendant 34 mois, entre le 25 juillet 2014 et le 28 mai 2017. Un premier aperçu (EDR3) de celles-ci avait déjà été dévoilé en décembre 2020 avec les mesures astrométriques et photométriques de 1,8 milliard d'objets célestes de notre galaxie. "Gaia a dévoilé un monde nouveau en termes de données et nous allons encore gagner en précision et en catégorisation avec cette prochaine fournée de résultats" se réjouit François Mignard, de l'Observatoire de Provence et responsable scientifique de Gaia France.

"La troisième dimension de la vitesse spatiale"

Le DR3 apportera une multitude de nouvelles données avec notamment la classification de la quasi-totalité des objets du catalogue et pour 500 millions d'entre eux de nombreux paramètres astrophysiques tels que la température, la gravité ou encore l'abondance en éléments chimiques. Gaia a également permis de mesurer la vitesse radiale de 34 millions d'étoiles, c’est-à-dire leur vitesse de rapprochement ou d'éloignement par rapport au Soleil. "C'est un grand bond en avant qui apporte enfin la troisième dimension des vitesses spatiales" explique Catherine Turon astronome émérite à l'Observatoire de Paris-PSL et pionnière de l'astrométrie spatiale. Les deux autres dimensions mesurées étant la vitesse de rotation et la vitesse tangentielle, à savoir le déplacement angulaire d'un astre sur la sphère céleste. "Une autre grande nouveauté consistera en la publication de millions de spectres [...]

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