Île de Ré : les secrets de la route du sel

La récolte du sel dans les marais salants de l’Île-de-Ré (Charente-Maritime) commence dans quelques mois. C’est la première saison de Jean-Claude Langlois, un ancien couvreur venu de Bretagne pour devenir Saunier. Ce jour-là, il prépare ses parcelles, se familiarise avec les outils et les gestes, sur les conseils de son formateur. “Je voulais changer, et puis je suis arrivé sur l’île de Ré. Ça arrive des fois, t’es piqué par quelque chose, c’est comme l’amour. Tu regardes quelqu’un, et puis tu es amoureux”, se souvient-il en regardant les marais. Son formateur, Olivier Guillet, se réjouit que cette tradition puisse se pérenniser et continue d’attirer de nouveaux travailleurs.Un équilibre fragileUne reconversion qui est devenue tendance : les candidats ne manquent pas. Pourtant, ce savoir-faire a failli disparaître de l’île dans les années 80. En 40 ans, grâce à la création d’une coopérative, le nombre de producteurs a doublé. 600 hectares de marais sont partagés entre 100 sauniers. Mais cet équilibre reste fragile : la digue qui protège les marais menace de céder face à la montée des eaux.