Île-de-Pâques : vivre loin de tout

Sale temps sur l'Île-de-Pâques : le premier avion du jour atterrit avec huit heures de retard. En guise de consolation, un cadeau de bienvenue pour les visiteurs : un concert traditionnel les attend. Il y a deux vols par jour venant du Chili qui permettent notamment de ravitailler l’île. L'essentiel des produits consommés est importé. Tous les commerçants récupèrent leurs marchandises à l’aéroport. Vivre de loin de tout "On vient chercher" à l'aéroport "l’eau, le vin, les conserves, le papier toilette, etc", explique une commerçante qui dirige une supérette. Les habitants de cette île ont appris à vivre loin de tout. À quelques kilomètres, on retrouve l’entrepôt de la commerçante : une véritable caverne d’Ali Baba. "Tout ça, toutes ces marchandises, c'est pour que l'on tienne au moins un mois au cas où les avions n’arrivent pas", explique-t-elle. Sur l'île, les produits sont 30% plus chers qu'au Chili, le pays de tutelle, à cause du transport par avion.