Île d'Oléron : dans les cabanes de Fort-Royer, auprès des ostréiculteurs

Niché au cœur d'une réserve naturelle, Fort-Royer (Charente-Maritime) est un village ostréicole centenaire. Ses cabanes colorées renferment les derniers vestiges d'un savoir-faire en voie d'extinction. Depuis la fermeture du site, la transmission du patrimoine est à l'arrêt. Même Evelyne Morgat, la responsable des lieux, n'avait pas ouvert la porte depuis plusieurs mois. "En activité normale, c'est environ 30 000 visiteurs par an, à peu près 60% de groupes", explique-t-elle aux journalistes de France Télévisions. La nature en profite pour reprendre le dessus. "Le site retrouve un petit peu son calme, sa sérénité, et c'est assez étrange de voir un printemps comme ça, avec un site ou ne règnent que la faune, la flore, et l'ostréiculture", ajoute Evelyne Morgat. S'adapter à la crise sanitaire Visiteurs ou non, les huit derniers ostréiculteurs du village continuent de produire. L'arrêt des dégustations et la fermeture des restaurants ne leur laissent que les marchés pour vendre leurs huitres. "Avec les marchés, on fait 30% du chiffre d'affaires, à peu près, confie Fifi Mounier. Ce n'est pas énorme, mais on n'a pas le choix." Pour compléter leurs revenus et compléter les pertes, ils ont dû se réinventer et proposent l'envoi postal des bourriches. Ce système D ne compensera pas les centaines de touristes qu'ils reçoivent chaque année à Pâques, mais il permet au cœur de Fort-Royer de continuer à battre, même durant la fermeture.