Être réalisatrice en Afrique, une tâche complexe

Brut.

Il y a un peu plus d'un an, le producteur star d'Hollywood Harvey Weinstein était accusé de harcèlement sexuel par des dizaines de femmes de l'industrie du cinéma. Un scandale qui avait abouti à un mouvement féministe mondial sans précédent et qui avait permis à des millions de femmes d'élever leur voix pour dénoncer les trop nombreux cas de harcèlement dont elles étaient victimes et plus généralement leur condition inférieure à celles des hommes. Si dans le monde du cinéma la place des femmes semble avoir évolué depuis, c'est pourtant loin d'être le cas en Afrique, comme en témoigne Aida Elkashef, réalisatrice égyptienne : "Être réalisatrice signifie être le chef la plupart du temps. Et beaucoup de gens n’aiment pas recevoir d’ordres de la part des femmes." Laïla Marrakchi pointe quant à elle les nombreuses interdictions auxquelles sont confrontées les femmes africaines. Elle estime notamment que "le fait d'être une femme, en fait, plus généralement que réalisatrice est un problème parce que je n'ai pas forcément accès à la rue et certaines choses en tant que femme."

Démonter les clichés

Pour elles, il est aujourd'hui nécéssaire de déconstruire certains préjugés qui gravitent autour de la condition des réalisatrices. "Je n'essaie pas de faire du militantisme", témoigne Rim Mejdi, réalisatrice marocaine. "Mais de raconter des histoires qui me touchent et que je pense (...)

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