Être gaucher, la vraie discrimination oubliée (réunissons-nous sans les droitiers !)

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La minorité dont parle le médiologue Jean-Yves Chevalier comprend de 13 à 16 % de la population, elle est donc dominée (puisque non dominante) mais son effectif en fait un objet à la fois d’étude et de mobilisation à prendre en compte.

On aimerait, modestement, suggérer à l’Université et au CNRS l’ouverture d’un nouveau champ d’études intersectionnelles. Plus exactement, il s’agirait d’étudier une discrimination supplémentaire, de la combiner avec les autres (c’est tout le charme de l’intersectionnalité que de relever une liste infinie de discriminations au bout de laquelle l’individu se retrouve seul mais conscient des maux dont il est accablé). La minorité dont on parle comprend de 13 à 16 % de la population, elle est donc dominée (puisque non dominante) mais son effectif en fait un objet à la fois d’étude et de mobilisation à prendre en compte.Être gaucher, la vraie discrimination85 % des lecteurs de cet article n’ont jamais essayé d’introduire un ticket de métro avec la main gauche dans le composteur de billets dont la fente est toujours à droite. Ils n’ont jamais essayé de se couper les ongles en tenant de la main gauche des ciseaux prévus pour être utilisés de la main droite. S’ils sont vieux et ont fait leur service militaire, ils n’ont jamais eu de problème avec le fusil avec lequel ils s’exerçaient au tir et qui éjectait les douilles du côté droit. Ils n’ont pas, en douce et hors du regard des dominants, échangé le couteau et la fourchette pour le dîner en...

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