"Quand vous êtes empêché d'exister, vous avez peu d'impact" : pourquoi, en Algérie, l'opposition reste sans voix

franceinfo
Des milliers de manifestants réclament depuis plusieurs semaines le départ du président Abdelaziz Bouteflika, mais l'absence de grands leaders d'opposition interroge sur les possibilités d'une transition politique dans le pays.

Ils ne désarment pas. Les Algériens descendent une nouvelle fois dans les rues, vendredi 15 mars, pour réclamer un départ d'Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, à la tête du pays depuis 1999. Ce dernier a annoncé lundi ne pas briguer de cinquième mandat et le report de l'élection présidentielle. Mais les manifestants dénoncent une manœuvre du pouvoir pour gagner du temps.

Pour autant, ce nouvel acte de la mobilisation permettra-t-il à la rue d'imposer une transition démocratique ? Pour l'espérer, les contestataires vont devoir trouver des figures capables de porter une parole commune, car les dernières décennies ont, petit à petit brisé, les forces d'opposition. Certaines personnalités, comme l'ancien Premier ministre Ali Benflis ou le général à la retraite Ali Ghediri, tentent de se présenter en possibles recours. Mais ils apparaissent comme issus du système et ne semblent pas portés par une vague populaire.

Un champ politique "verrouillé"

L'absence de leaders à la tête des manifestations algériennes s'explique d'abord par la faiblesse de l'opposition traditionnelle. "Le régime a décapité ou noyauté toute sorte d'opposition depuis des années", constate Khadija Mohsen-Finan, professeure à l'université Paris I et chercheuse (...)

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