Des évêques français mis en cause pour avoir couvert des affaires d’abus sexuels

Libération.fr
A partir de 2001, des normes mises en place par la Conférence des évêques de France (CEF) impliquaient notamment l’obligation pour les évêques de signaler à la justice les faits précis de pédophilie dont ils auraient eu connaissance.

Depuis les années 2000, seize dossiers n’auraient pas été portés à la connaissance de la justice malgré la mise en place de normes strictes au sien de l’épiscopat.

Si l’Eglise catholique en France espérait être quitte des scandales liés aux abus sexuels, c’est raté. Plusieurs enquêtes relèvent, ces jours-ci, de nouvelles failles de l’institution dans la prise en charge de ces affaires. Ainsi 32 affaires d’abus sexuels auraient été couvertes, selon Mediapart, par une vingtaine d’évêques français (ou supérieurs d’ordres religieux) depuis le début des années 60. En clair, ces responsables catholiques (dont quatre sont actuellement en fonction) n’auraient pas signalé à la justice les agissements coupables de prêtres, de religieux ou de laïcs dont ils auraient eu connaissance. Au total, les dossiers concerneraient 339 victimes parmi lesquelles 288 mineurs. Dans la majorité des cas, des procédures judiciaires ont malgré tout été ouvertes.

Des défaillances de l’institution

Ces 32 affaires, selon les spécialistes, ne recouvrent pas, loin de là, l’ensemble des cas d’abus sexuels ou de pédophilie mettant en cause des clercs catholiques pour la période concernée. Contrairement à d’autres pays, il n’y a pas eu jusqu’à maintenant, en France, de vague importante de révélations. «Nous sommes seulement au début d’un processus, explique à Libération François Devaux, le président de l’association de victimes La Parole libérée. Il y aura sûrement d’autres révélations dans un proche avenir.» Pour sa part, La Parole libérée a reçu plus de 600 témoignages de victimes de pédophilie, dont presque un quart concerne des prêtres et religieux catholiques.

Parmi les 32 dossiers repérés par Mediapart, la moitié concerne la période après l’année 2000. C’est là le point le plus embarrassant (et aussi le plus inquiétant) pour l’Eglise catholique. A partir de 2001, des normes strictes avaient été pourtant mises en place par la Conférence des évêques de France (CEF). Elles impliquaient notamment (...)

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