Des étudiants français à la COP27: «Un décalage très fort avec l’urgence climatique»

© Géraud Bosman-Delzons/RFI

La prestigieuse École normale supérieure de Paris, qui forme les futurs chercheurs et enseignants universitaires, a envoyé sept de ses étudiants en tant qu’observateurs pour ces négociations climatiques. Ils ont accès au cœur de la machine. Thibaud Schlesinger travaille sur les transports et les impacts environnementaux des armées ; Alice Guipouy-Munoz décortique la géopolitique de l’énergie, la diplomatie climatique et les pertes et dommages. Ils racontent leur « plongée dans le grand bain du multilatéralisme ».

Recueillis par notre envoyé spécial à Charm el-Cheikh

RFI : Quelles sont vos premières réactions générales sur cette COP27, après dix jours d’observation ?

Thibaud Schlesinger : Je dois dire qu’il y a un peu de déception. Beaucoup de négociations que j’ai suivies n’ont pas abouti. La conclusion principale a été d'en reparler l’année prochaine ou aux prochaines intersessions...

De quelles négociations s’agit-il ?

T. S. : Celles qui concernent les ambitions de réductions de gaz à effet de serre dans le transport et l’aviation. C’est un sujet à part, car ce n’est pas chaque État qui décide de ces émissions-là. Deux acteurs internationaux, l’Organisation maritime internationale et l'Association du transport aérien international, avaient proposé des stratégies dont les pays discutaient.

Alice, vos impressions ?

Vous avez promis, avant de partir, que vous « donnerez à voir » à vos camarades à Paris « les dessous de cet évènement ». À ce stade, qu’allez-vous leur rapporter d’intéressant ?


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