Les étudiants européens toujours interdits de séjour en Chine

Photo Charlottees / Pixabay / CC

Impossible pour les étudiants européens inscrits dans une université chinoise de suivre leurs cours en présentiel. Au nom de la politique “zéro Covid”, toutes leurs demandes de visa sont refusées alors même que des étudiants venus de Russie, du Pakistan, du Nicaragua ou du Sri Lanka – des pays amis de la Chine – ont reçu quant à eux l’autorisation de rejoindre leurs campus en Chine.

“Même les étudiants de pays qui entretiennent des relations tendues avec la Chine, comme la Corée du Sud ou l’Inde, ont pu revenir. Les étudiants européens, quant à eux, n’aperçoivent toujours pas le bout du tunnel”, rapporte le South China Morning Post.

“C’est tout notre avenir qui est en jeu”

Depuis deux ans, Patrick, un jeune Irlandais inscrit à la Shanxi Medical University, se réveille toutes les nuits un peu avant 3 heures du matin pour suivre les cours à distance. Cécile, une étudiante française, vit la même situation pour continuer son cursus à l’Université Anhui de médecine traditionnelle chinoise. Iris, une étudiante grecque inscrite à l’Université du Zhejiang à Hangzhou – l’une des universités les plus prestigieuses du pays, surnommée “la Cambridge chinoise” – explique qu’il est impossible dans ces conditions de participer aux travaux pratiques pourtant essentiels dans le cadre des études de médecine.

Les étudiants inscrits dans une université chinoise ne sont pas les seuls à être frustrés. Ceux qui devaient participer à un programme d’échanges connaissent la même galère. Une étudiante espagnole inscrite à la London School of Economics (LSE) explique qu’elle est dans l’impossibilité d’effectuer sa première année de master en affaires internationales à Pékin, comme le prévoit son cursus. On lui demande de payer 14 000 euros pour une année d’études sur place alors qu’elle n’a aucune garantie de pouvoir bientôt rejoindre la capitale chinoise.

“C’est tout notre avenir qui est en jeu, explique Patrick. Si la Chine ne nous rappelle pas dans les mois qui viennent, je finirai probablement par abandonner. En attendant, je paie l’intégralité des frais de scolarité alors que je n’utilise pas le moindre équipement et que je n’ai même pas mis les pieds à l’université… Je vais probablement laisser tomber mes études et tous mes rêves seront brisés.”

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