Des étudiants étrangers au service des personnes âgées

Photo Andrea Piacquadio / Pexels / CC

Salman Roubil vient de Lahore, au Pakistan. Quand il est arrivé en Australie, en février 2020, pour faire un master en technologies de l’information, il maîtrisait mal l’anglais, ne connaissait pas son nouveau pays de résidence et n’avait jamais donné de cours. Un mois plus tard, le pays vivait son premier confinement alors que le Covid-19 se répandait partout dans le monde. Pour le jeune homme, très isolé pendant les six premiers mois, la situation était difficile.

C’est grâce à un programme de mentorat mis en place par son université, l’Université de technologie de Sydney (UTS), qu’il s’en est sorti, raconte le Sydney Morning Herald. Lancé par la nouvelle vice-chancelière, Verity Firth, qui suit en particulier les questions de justice sociale et d’inclusion, ce programme met en lien des étudiants étrangers et des personnes âgées qui ont besoin d’aide. Il s’inscrit dans une volonté plus large de faire une différence à l’échelle locale. “Les étudiants ont été chargés d’enseigner aux retraités comment utiliser leurs téléphones et leurs ordinateurs, dans le but de remédier à l’isolement social auquel les deux groupes étaient confrontés à cause des confinements”, note le quotidien. Verity Firth explique, quant à elle, que “les services gouvernementaux étaient passés en ligne du jour au lendemain, et les personnes âgées qui en avaient besoin n’avaient tout simplement pas les compétences numériques pour y accéder et s’isolaient de plus en plus à cause de cela”.

Salman Roubil s’est ainsi retrouvé à passer plusieurs heures chaque semaine avec Glenn Massicks, un Australien âgé qui n’avait aucune expérience de la technologie. L’un et l’autre ont retiré beaucoup de cette expérience : Glenn Massicks a pu à nouveau contacter facilement ses proches et Salman Roubil a parfait son anglais, s’est fait un peu d’argent et a gagné en confiance en lui.

Roubil travaille maintenant à plein temps dans la tech en Australie. “Selon lui, cela n’aurait pas été possible sans sa participation au programme”, note le Sydney Morning Herald.

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