Une étude lève le voile sur les cancers du poumon des non-fumeurs

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Bien que plus rares et donc peu étudiés, les cancers du poumon peuvent aussi se déclarer chez des personnes n'ayant jamais fumé. Ces tumeurs ont des caractéristiques génétiques très distinctes de celles des fumeurs, et devraient donc être prises en charge différemment, conclut une grande étude internationale.

Chez les personnes n'ayant jamais fumé, les cancers du poumon sont différents de ceux des fumeurs, conclut une publication internationale dans la revue . Dans les tumeurs de cette minorité de patients, les chercheurs ont détecté des signatures génétiques distinctes des tumeurs de fumeurs, qui pourraient permettre une détection précoce, ou un traitement plus adapté.

Le cancer du poumon, le plus meurtrier, peu étudié chez les non-fumeurs

C'est le cancer le plus meurtrier en France, et le troisième plus fréquent, avec près de 50.000 diagnostics par an. Le cancer du poumon est étroitement lié au tabac, puisqu'un fumeur a 10 à 15 fois plus de chances qu'un non-fumeur d'en développer un, d'après . Malheureusement, s'abstenir de fumer n'en protège pas à tous les coups. Ainsi, 10 à 25% des cancers du poumon se déclarent chez des non-fumeurs, parfois en raison d'autres facteurs de risque comme l'exposition à l'amiante ou le tabagisme passif. Ces cancers du poumon minoritaires ont été bien moins étudiés que leur version "fumeur". "Dans l'ensemble de la littérature publiée, moins de 100 cancers du poumon chez des sujets n'ayant jamais fumé ont été séquencés par séquençage du génome entier, dont seulement 8 d'origine européenne", dénombre la chercheuse Maria Teresa Landi, qui a codirigé ces nouveaux travaux. "Pourquoi ? Il peut y avoir plusieurs raisons", explique-t-elle en énumérant notamment le coût, le besoin d'infrastructure et d'expertise analytique, et la plus grande difficulté à collecter ces tumeurs plus rares que celles des fumeurs.

Sherlock-Lung, un programme d'analyse des tumeurs des non-fumeurs

Pour pallier ce manque de données, plusieurs équipes de chercheurs d'Amérique du Nord et d'Europe ont imaginé l'étude Sherlock-Lung ("lung" signifiant "poumon" en anglais). Leur objectif : comprendre les signatures génétiques des tumeurs du poumon des non-fumeurs. Pour cela, ils ont collecté des échantillons de tumeurs et de sang provenant de 232 sujets atteints de cancer du [...]

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