Étranglé, le Sri Lanka accepte que de jeunes femmes puissent travailler à l'étranger

Les jeunes Sri-Lankaises pourront maintenant partir travailler à l'étranger dès 21 ans, soit entre deux et quatre ans plus jeunes qu'auparavant. Le gouvernement a annoncé qu'il abaissait cet âge minimum, alors que le Sri Lanka traverse la pire crise économique de son histoire, et que le pays, en défaut de paiement, a un besoin essentiel de devises étrangères. Certains condamnent cette décision, qui peut exposer des jeunes femmes à des abus.

Avec notre correspondant dans la région, Sébastien Farcis

« Il faut accroître les opportunités d'emploi à l'étranger. » C'est ainsi que le gouvernement a justifié cette décision d'abaisser l'âge minimum d'expatriation des jeunes Sri-Lankaises, dont l'essentiel part au Moyen-Orient.

Cette limite avait été instaurée en 2013, suite à la décapitation, en Arabie saoudite, d'une nourrice sri-lankaise de 17 ans, accusée de négligence. L'âge minimum était de 23 ans et même de 25 ans pour l'Arabie saoudite, il est maintenant descendu à 21 ans.

Une décision régressive, juge Mareena Thaha Rehai, coordinatrice de l'association pour femmes musulmanes Almuslimaath :

À 21 ans, elles n'ont pas la maturité pour prendre des décisions, et elles vont se faire agresser ou tomber enceintes. Les habitants du Moyen-Orient ne sont pas des saints et les ambassades ne peuvent pas les protéger. Elles vont aussi arrêter leur éducation pour partir, alors que les femmes sont plus éduquées que les hommes au Sri Lanka. Le gouvernement veut envoyer tout le monde à l'étranger. Comme cela, plus personne ne protestera contre eux.


Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles