Étrangeté du vivant : comment le crapaud-buffle s'adapte à ses têtards cannibales

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Le crapaud-buffle (Rhinella marina) a été introduit en Australie par des fermiers pour contrôler la prolifération d'insectes ravageurs des plantations de canne à sucre. Mais le crapaud-buffle est devenu lui-même un fléau. Sans prédateur sur l'île des kangourous, il se reproduit de façon incontrôlable. Quand il se sent menacé, il sécrète un poison puissant, la bufotoxine qui provoque un arrêt cardiaque chez beaucoup d'animaux, notamment le bétail. L'ami des fermiers est devenu leur pire cauchemar. Le crapaud-buffle est aussi impressionnant par sa taille. Le plus grand spécimen connu pesait plus de deux kilos pour 50 centimètres de long, les pattes étendues.

Crapaud et grenouille : quelle est la différence ?

L'amphibien est redoutable dès sa sortie de l'œuf. Têtard, il est cannibale et vorace. Un groupe de têtards de crapaud-buffle peuvent manger jusqu'au 99 % des œufs non éclos de la ponte dont ils sont issus. Ce comportement est particulièrement fort chez les têtards australiens qui ont 2,6 fois plus de chance de cannibaliser leurs frères et sœurs que leurs congénères d'Amérique du Sud, leur habitat d'origine. Dans une étude récente, des scientifiques de l'université de Sydney ont observé que pour lutter contre le cannibalisme, le développement des têtards des crapauds-buffles australiens est plus court que celui des autres, ce qui limite le temps durant lequel les œufs sont vulnérables.

Un têtard de crapaud-buffle près des œufs de sa propre ponte. © Anton Sorokin, Alamy
Un têtard de crapaud-buffle près des œufs de sa propre ponte. © Anton Sorokin, Alamy

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