Étoile jaune, croix gammées... des élus alsaciens pris pour cible par des anti-pass sanitaire

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Un manifestant brandit une étoile jaune sur laquelle est inscrit
Un manifestant brandit une étoile jaune sur laquelle est inscrit

Les injures et menaces se multiplient en Alsace. Alors que des banderoles et panneaux faisant référence au régime nazi et à l'Holocauste avaient déjà été repérés dans différents cortèges anti-pass sanitaire ces dernières semaines, plusieurs opposants reprennent le même type d'argumentaire afin de tenter d'intimider les élus locaux.

L'exemple le plus récent provient de Molsheim, dans le département du Bas-Rhin, où le maire Les Républicains Laurent Furst a reçu courant août plusieurs courriers, directement déposés dans la boîte aux lettres de la mairie, au langage fleuri. "Collabo, t’as combien d’actions de Pfizer?", "collabo de Macron et big pharma", pouvait-il lire, selon des informations d'Actu.fr. À plusieurs reprises, des croix gammées accompagnaient ces courriers, qui ont suivi une missive du maire engageant ses concitoyens à la vaccination.

Les actions ne se sont pas arrêtées là. Selon le même média, des tags de la même teneur ont été retrouvés sur différents murs de la commune. Le maire a porté plainte à deux reprises, une première fois en son nom propre, puis au nom de sa commune, car des frais de nettoyage ont été dépensés.

La justice saisie

Dans l'Est du pays, cette situation n'est pas unique. Dans un papier dédié à ce sujet, Franceinfo fait part de l'augmentation du nombre d'élus menacés par les anti-pass sanitaire. Selon le média national, lors d'une manifestation le 21 août dernier, un tract dénonçait les neuf élus alsaciens qui avaient voté en faveur, ou s'étaient abstenu, en ce qui concerne la mesure sanitaire. Leur nom, mais aussi leur domiciliation, avait été partagée.

Autre exemple frappant, la permanence du député LR Philippe Meyer avait été dégradée, une étoile jaune avait été collée sur sa boîte aux lettres. Face à cette recrudescence, la préfète du Bas-Rhin, Josiane Chevalier a saisi la justice et a, dans un communiqué, demandé aux forces de l’ordre, police nationale et gendarmerie, de renforcer la protection des élus.

Article original publié sur BFMTV.com

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