Vers un étiquetage des produits alimentaires : l’empreinte carbone au menu de la loi "Climat et résilience"

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Les députés ont entamé lundi 29 mars 2021 l’examen de la loi Climat et résilience par un premier article instituant l’obligation d’une information sur l’empreinte carbone apposée sur l’emballage des produits alimentaires. Cet étiquetage est le fruit de dix ans de recherche française sur les émissions de gaz à effet de serre "de la ferme à la fourchette" unique au monde.

Du litre de lait à la pizza quatre fromages, 2500 produits alimentaires présents sur les linéaires des magasins ont été inspectés selon les règles de l’analyse de cycle de vie (ACV). C’est le fruit de dix ans de travail du qui réunit les chercheurs et ingénieurs de et de , ainsi que de nombreux autres partenaires des filières agricoles. L’ACV est la base de l’étiquetage environnemental instauré par la loi de 2020 sur l’économie circulaire et que la loi Climat devrait rendre obligatoire "après expérimentation". Laquelle est déjà en cours.

Qu’est ce que l’analyse de cycle de vie ? "C’est le calcul des impacts environnementaux lors de la création d’un produit, expose Hayo Van der Werf, chercheur en évaluation environnementale des systèmes de production agricole à l’Inrae. On prend en compte 16 indicateurs dont les émissions de gaz à effet de serre, l’eutrophisation des eaux, la pollution de l’air et de la fabrication du produit jusqu’à son recyclage après usage". Cette analyse multicritères impose d’examiner des postes aussi divers que la consommation des engins agricoles, l’usage d’engrais et de pesticides, l’alimentation des animaux comme par exemple l’utilisation du soja du Brésil. Engagée après leen 2007, la méthode s’est construite pas à pas "sur le temps long de la science", précise Hayo Van der Werf.

L'analyse du cycle de vie permet de savoir où agir pour moins polluer

Il a fallu en effet construire un référentiel de données solides donnant une idée juste à défaut d’être précise des impacts induits par ces activités. "Nous nous appuyons sur des moyennes car il n’est évidemment pas possible de produire des ACV adaptées à chaque cas, les fermes étant rarement similaires dans leurs tailles, leurs pratiques et leurs productions", prévient Vincent Colomb, ingénieur Evaluation environnementale et écoconception à l’Ademe. La méthode est désormais robuste pour les sorties de ferme. Les filières professionnelles savent désormais combien de CO2, de polluants dans l’air e[...]

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