"Une étincelle de vie" de Jodi Picoult : un récit humain et politique sur l'avortement aux Etats-Unis

Manon Botticelli
L'auteure américaine raconte les déchirements idéologiques de son pays à travers l'histoire d'une prise d'otage dans un centre médical pratiquant l'IVG.

Aux Etats-Unis, depuis 1977, "onze personnes ont trouvé la mort à l'issue d'actes de violence ciblant les structures et le personnel pratiquant des IVG", explique-t-on en annexe. Cette réalité, l'écrivaine américaine Jodi Picoult la raconte dans son roman Une étincelle de vie. L'histoire se déroule dans un centre de gynécologie et de planning familial, le seul encore en activité dans l'Etat du Mississippi (information sidérante, mais vraie) : "Le Centre incarne le calme au cœur de la tempête idéologique. C'est le soleil dans un monde de femmes qui n'ont plus le temps ni le choix."


Il est 17h. L'agent de police Hugh McElroy négocie avec un preneur d'otage, George Goddard, un fervent religieux venu chercher vengeance après l'IVG de sa fille. Le policier a réussi à faire sortir les otages : un docteur pratiquant l'avortement, une infirmière enceinte, une patiente et une militante anti-IVG infiltrée. Une seule n'a pas été libérée, sa propre fille, Wren, une adolescente venue au centre se faire prescrire la pilule.

Remonter le temps

Chose un peu déroutante au début de la lecture, l'histoire est racontée en chronologie inversée (de l'après-midi au matin), heure par heure. Un exercice finalement bien mené, grâce à une écriture cadencée, qui n'enlève finalement ni intérêt ni suspense au récit. Cette configuration fait sens : en remontant le fil des événements, (...)

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