Éthiopie : quatre questions pour comprendre la guerre au Tigré

Par Le Point Afrique
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Pour le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, le conflit dans la région du Tigré est une épine politique et militaire qui vient compliquer la donne sociale.
Pour le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, le conflit dans la région du Tigré est une épine politique et militaire qui vient compliquer la donne sociale.

L'Éthiopie, deuxième pays le plus peuplé d'Afrique, est en butte avec un conflit interne de haute intensité. Il oppose le pouvoir central fédéral basé à Addis-Abeba aux forces à la tête de la province du Tigré, celle du Front de libération des peuples du Tigré (TPLF) qui ont des velléités de dissidence. De fait, l'offensive militaire éthiopienne contre la région du Tigré est l'aboutissement de mois de tensions entre le gouvernement fédéral et les dirigeants de la minorité tigréenne. Il faut dire que, longtemps, ceux-ci ont été les tout-puissants détenteurs des leviers de pouvoir de l'Éthiopie avant d'être progressivement mis à l'écart à l'arrivée de celui qui a obtenu l'année dernière, en 2019, le Nobel de la paix. Disons-le tout de suite : cette opération, qualifié de « guerre » par l'armée éthiopienne, fait peser de lourdes craintes sur la stabilité de ce pays de plus de 100 millions d'habitants. Pour bien comprendre ce qui s'y joue, il convient de répondre à plusieurs questions.

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- Que se passe-t-il au Tigré ?

Malgré un black-out total sur les opérations militaires, apparaissent les premiers signes de combats, apparemment nourris, entre armée éthiopienne et forces tigréennes (composées d'une force paramilitaire et d'une milice). Les combats se concentreraient dans l'ouest du Tigré, près de la frontière avec la région Amhara. Une centaine de soldats éthiopiens ont été hospitalisés pour [...] Lire la suite