Éthiopie: prudence sans optimisme après la signature de l'accord de «cessation des hostilités»

AFP - PHILL MAGAKOE

Au lendemain de la signature, en Afrique du Sud, d'un accord de « cessation des hostilités » entre le gouvernement éthiopien et les autorités du Tigré, la communauté internationale salue, pour reprendre les termes du gouvernement britannique, « le choix de la paix ». Toutefois, le texte de l'accord lui-même est à présent étudié à la loupe par les observateurs du conflit, pour qui de nombreuses questions sont encore sans réponse.

Le chercheur Tim Vanden Bempt de l'Université de Gand, ce jeudi matin, se réjouit du soulagement des « souffrances des populations », mais pour lui, l'accord de Pretoria « laisse trop d'options ouvertes pour que les combats se poursuivent ou reprennent plus tard ». Il s'interroge notamment sur la présence et le rôle futur de l'armée érythréenne dans le Tigré, ainsi que des miliciens nationalistes de l'Amhara, les « Fanos ».

Et puis, après tous les crimes commis, se demande de son côté le professeur Kjetil Tronvoll de l'Université d'Oslo, les civils tigréens auront-ils confiance dans l'armée éthiopienne pour assurer leur sécurité, comme le stipule l'accord ? Rashid Abdi, de l'institut Sahan Research à Nairobi, s’interroge également. « Un problème va se poser si le désarmement » annoncé des forces tigréennes est simplement destiné à « désavantager le Tigré et donner à Addis-Abéba le pouvoir d'utiliser la force » comme bon lui semble.


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