Éthiopie: l’ONU met en garde contre de possibles «crimes d’atrocité» au Tigré

© Tiksa Negeri / Reuters

Alors que les pourparlers entre le gouvernement éthiopien et les rebelles du Tigré continuent en Afrique du Sud, les combats se poursuivent. À New York, la Commission internationale d'experts des droits de l'Homme sur l'Éthiopie a présenté son rapport à l'Assemblée générale de l'ONU. Et au cours d'un point de presse vendredi 28 octobre, deux de ses membres ont évoqué la probabilité que des « crimes d'atrocité » y soient commis, sans parler explicitement de « génocide ».

« Nous irons où les preuves nous conduirons » : c'est en ces termes que deux commissaires de l'ONU, la Sri-Lankaise Radhika Coomaraswamy et l'Américain Steven Ratner, ont évoqué leur méthode de travail sur le Tigré, une méthode contestée par le gouvernement éthiopien.

Les commissaires ont insisté sur les « standards de preuves » et le besoin de « précision » d'un rapport des Nations Unies, surtout considérant le manque de temps et l'absence de coopération « regrettée » de l'Éthiopie et de l'Érythrée.

Or en termes juridiques, les « crimes d'atrocité » désignent les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et de génocide.

La Croix-Rouge éthiopienne a déploré vendredi 28 octobre la mort de l'un de ses ambulanciers éthiopiens, abattu par des hommes armés non identifiés alors qu'il transportait des blessés de retour du front du Tigré.


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