Éthiopie: les incertitudes des pourparlers de paix en Afrique du Sud

RFI/Miguel Martins

Le gouvernement éthiopien et les autorités du Tigré ont accepté l'invitation de l'Union africaine à participer à des pourparlers de paix en Afrique du Sud, le week-end prochain. Dans sa réponse au président de la Commission de l'Union africaine, le président du gouvernement régional tigréen Debretsion Gebremichael a toutefois demandé des « clarifications ». Et nombre de questions se posent encore sur ces pourparlers, dont les contours restent flous.

La première « clarification » demandée par le président des autorités tigréennes, dans sa réponse à l'invitation de l'Union africaine, est abrupte : un cessez-le-feu est-il à l'ordre du jour ? Les autres concernent le déroulement des discussions : qui d'autre se trouvera autour de la table et à quel titre ? « Le problème numéro un, explique un analyste régional, c'est l'absence totale de confiance en la parole donnée ou même la signature du gouvernement fédéral. »

C'est pourquoi Debretsion Gebremichael demande aussi quel rôle jouera « la communauté internationale ». On sait notamment que l'envoyé spécial américain Mike Hammer sera présent en Afrique du Sud, mais il n'est pas cité dans la lettre d'invitation. Et enfin quels arrangements sont prévus pour transporter et loger ses négociateurs. Des questions encore sans réponse jeudi, selon une source tigréenne, qui déplore que Mekele n'avait pas été consulté au préalable.


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