Éthiopie: gouvernement et rebelles du Tigré s'accusent de vouloir rependre les hostilités

En Éthiopie, dans la province rebelle du Tigré, la tension monte au lendemain du bombardement aérien meurtrier ayant touché un jardin d'enfants vendredi 26 août.

On commence à en savoir un peu plus sur la frappe de vendredi : le jardin d'enfants touché par l'aviation éthiopienne se trouve dans le centre-ville de Mekele, juste derrière le palais-musée de l'empereur Yohannes IV, selon des photos satellites. On ignore en revanche si d'autres immeubles ont été touchés dans le quartier.

Le gouvernement fédéral prétend que les autorités tigréennes accélèrent les préparatifs d'une reprise de la guerre, tandis qu'à Mekele, le président de la région Debretsion Gebremichael accuse Addis-Abeba d'« étendre son projet génocidaire ».

Dans un communiqué, le très secret président du Tigré Debretsion Gebremichael a ajouté que l'aviation éthiopienne, responsable du bombardement, avait aussi frappé le sud de la région, non loin de la ligne de front, à Mehoni. Des observateurs militaires évoquent d'ailleurs des mouvements de troupe partout dans le Tigré, et notamment dans ce secteur sensible, autour la ville de Kobo, à l'intérieur de l'État voisin de l'Amhara, où des troupes éthiopiennes avaient été vues ces derniers jours se dirigeant vers les combats et d'où elles se sont retirées ce samedi.

Les deux belligérants s'accusent mutuellement d'avoir relancé la guerre, alors que les efforts de ces derniers mois pour les amener à négocier la paix n'ont débouché sur rien.


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