Éthiopie : le gouvernement fédéral affronte la région du Tigré

Par Le Point Afrique (avec AFP)
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Le premier ministre Abiy Ahmed a dû lancer l'armée fédérale contre les troupes du Tigré.
Le premier ministre Abiy Ahmed a dû lancer l'armée fédérale contre les troupes du Tigré.

Face à la dynamique de dissidence qui semble s'être enclenchée dans la région du Tigré, le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed a décidé de réagir par les armes. Le Tigré, dont les dirigeants sont issus du Front de libération des peuples du Tigré (TPLF), parti qui a, durant près de trente ans et jusqu'en 2018, dominé les structures de pouvoir en Éthiopie, défient depuis plusieurs mois le gouvernement fédéral.

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Une situation explosive

L'opération militaire contre la région dissidente du Tigré (Nord) a « des objectifs clairs, limités et réalisables » dans le but de « rétablir l'État de droit et l'ordre constitutionnel, et protéger les droits des Éthiopiens à vivre paisiblement où qu'ils soient dans le pays », comme l'a dit le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, atténuant la rhétorique guerrière utilisée la veille par les deux camps, sur fond d'inquiétudes sur les conséquences d'un éventuel conflit hors de contrôle. M. Abiy a dénoncé « l'orgueil démesuré et l'intransigeance criminels du TPLF » qui a entravé les efforts du gouvernement de « résoudre pacifiquement ses différends » avec les autorités de la région.

Le TPLF accuse M. Abiy ? un Oromo, ethnie la plus importante en Éthiopie ? d'avoir progressivement marginalisé la minorité tigréenne (6 % de la population) au sein de la coalition au pouvoir, que le parti a depuis quittée, se positionnant de facto dans l'opposition. Les tensions n'o [...] Lire la suite