En Éthiopie, deux ans d'une guerre sanglante

AFP

Deux ans après le déclenchement de l'une des guerres les plus sanglantes de ces dernières années, un accord de « cessation des hostilités » a été signé entre le gouvernement éthiopien et les autorités du Tigré, dirigées par le TPLF, le parti qui dominait le pouvoir à Addis-Abeba jusqu'en 2018 et l'arrivée du Premier ministre Abiy Ahmed. Retour sur ces 24 mois de conflit ayant fait à ce jour, selon une estimation, 200 000 victimes militaires et 500 000 victimes civiles.

Qui a déclenché la guerre dans la nuit du 3 au 4 novembre 2020 dans le nord de l'Éthiopie ? Les belligérants, pendant deux ans, se sont accusés l'un l'autre. Le gouvernement dit que les Tigréens ont massacré leurs soldats « dans leur sommeil » en vue de faire sécession. Les Tigréens disent s'être défendus contre un gouvernement qui, depuis des mois, planifiait un coup de force.

Cette nuit-là en tout cas, a commencé une litanie de massacres et de viols, partout dans le Tigré, tous documentés par les ONG et l'ONU et restés impunis à ce jour.

Assez vite, l'armée fédérale éthiopienne, et surtout ses alliés érythréens et amharas, ont pris le contrôle de la province et de sa capitale, Mekele. Le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) s'est alors replié dans le maquis, d'où il est redescendu au cours d'une opération spectaculaire en juin 2021 qui les a portés jusqu'aux abords d'Addis-Abeba, menaçant le pouvoir central.


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