Éthiopie, Corées, Biden, réchauffement : les informations de la nuit

SIPHIWE SIBEKO / REUTERS

Le gouvernement éthiopien et les rebelles du Tigré signent un accord de cessation des hostilités. “Les deux parties au conflit éthiopien se sont formellement mises d’accord sur […] un désarmement méthodique, ordonné, en douceur et coordonné”, a annoncé mercredi le haut représentant de l’Union africaine (UA) pour la Corne de l’Afrique, l’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo qui dirigeait la troïka de médiateurs. L’accord a été conclu à moins de 48 heures du deuxième anniversaire du conflit meurtrier. Pour la BBC, il s’agit d’une “percée majeure” qui risque toutefois d’être “reçue avec une certaine prudence” car “ce n’est pas le premier cessez-le-feu dans le conflit, un précédent ayant été rompu en août, quelques mois seulement après que les deux parties s’y soient engagées”. Mais cette fois-ci, “les accords sont allés plus loin”, remarque le média britannique. Outre le plan de désarmement, les responsables du gouvernement éthiopien et les rebelles du Tigré ont également signé un plan de restauration des services essentiels.

Pyongyang tire trois nouveaux missiles et provoque des alertes en Corée du Sud et au Japon. Selon l’état-major interarmées sud-coréen, trois missiles balistiques, l’un à longue portée et deux à courte portée, ont été lancés jeudi matin par la Corée du Nord en direction de la mer du Japon. Les sirènes d’alerte aérienne ont retenti pour le deuxième jour consécutif dans l’île sud-coréenne d’Ulleungdo, située à 120 km à l’est de la péninsule coréenne. Au Japon, les habitants des régions de Miyagi, Niigata et Yamagata ont de leur côté reçu des avertissements les invitant à rester chez eux. Les tirs nord-coréens de jeudi sont intervenus “quelques heures seulement avant que le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, ne rencontre son homologue sud-coréen Lee Jong-sup au Pentagone”, remarque CNN. La veille, Pyongyang avait procédé à une salve inédite de tirs qui a porté à son comble la tension dans la région.

À six jours des élections de mi-mandat, Joe Biden met en garde contre un risque de “chaos” aux États-Unis. “Nous ne pouvons plus tenir la démocratie pour acquise”, a averti le dirigeant démocrate, le ton grave, mercredi. Le président américain qui s’exprimait à quelques encablures du Capitole, attaqué le 6 janvier 2021 par des partisans de Donald Trump, a mis en garde les candidats prêts à refuser les résultats du vote. “La sombre analyse de Biden intervient alors que le FBI et d’autres agences prévoient une hausse des menaces des violences de la part d’extrémistes après les élections”, souligne le Washington Post. L’ancien président Donald Trump, qui n’a jamais reconnu sa défaite à la présidentielle de 2020, semble aussi se préparer à contester le résultat des “midterms”, s’ils venaient à être défavorables aux républicains.

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