Éthiopie : les États-Unis dénoncent un "nettoyage ethnique" au Tigré

Dans la région du Tigré, en Éthiopie, la guerre a poussé les civils à fuir les massacres, les bombardements ou les fusillades. Ce sont les victimes d’un conflit à huis clos, quasiment inaccessible et sanglant. Les États-Unis ont mis pour la première fois, dimanche 14 mars, des mots sur ces exactions. "La force présente dans la région du Tigré doit s’abstenir de violer les droits humains des habitants ou de commettre des actes de nettoyage ethnique comme nous en avons constaté", a ainsi déclaré Anthony Blinken, secrétaire d’État américain. Un "jugement infondé et fallacieux" Le gouvernement éthiopien, de son côté, dément catégoriquement ces accusations, estimant qu’elles constituent "un jugement complètement infondé et fallacieux". Le conflit, vieux de 20 ans, a repris en novembre 2020, quand l’armée fédérale, soutenue par le gouvernement, a affronté le parti dissident, le Front populaire de libération du Tigré. Aucun humanitaire ni journaliste ne peut s’y rendre et les connexions au web sont coupées.