Les États-Unis vont restituer des objets d’arts antiques à l’Italie

PHOTO / ALBERTO PIZZOLI / AFP

“Des amphores en terre cuite datant de 2 500 ans et d’époque romaine, des têtes de marbre de 200 avant Jésus-Christ, des diadèmes, des heaumes de type corinthien, et même des statues de bronze de Jupiter.”

Cette liste (non exhaustive) fournie par La Repubblica ressemble fort au catalogue d’un musée. Et en effet, tous ces objets ont fait partie “pendant près d’un demi-siècle de la collection d’œuvres antiques du Metropolitan Museum of Art de New York”, nous apprend le quotidien romain. Mais ça, c’était avant que le procureur de Manhattan n’intervienne.

En effet, à travers une enquête internationale menée en collaboration avec les autorités italiennes, la justice américaine a découvert que 27 objets antiques exposés au MET étaient en réalité des objets volés. Par conséquent, ils seront bientôt rendus à leur patrie d’origine, dont 21 d’entre eux à l’Italie. La valeur estimée de ces biens s’élève à 10 millions de dollars environ.

Certains de ces objets, précise ensuite le média transalpin, ont été achetés par le musée américain à un galeriste qui s’est ensuite avéré être visé par une enquête. De quoi dédouaner le MET, qui a par ailleurs collaboré activement avec la justice, même si, selon le procureur lui-même, les musées (comme les collectionneurs privés) seraient souvent conscients d’avoir affaire à des œuvres de provenance suspecte mais ne feraient pas systématiquement les vérifications nécessaires.

Preuve en est, “en dix années d’enquêtes, pas moins de 6 300 objets de l’époque gréco-romaine ont été confisquées”, nous apprend La Repubblica.

Des biens rendus à leurs régions d’origine

Heureusement, “l’attitude des grands musées américains vis-à-vis des biens acquis à travers des trafics illégaux a bien changé”, se réjouit de son côté le Corriere della Sera, qui se souvient d’une époque pas si lointaine “où le chemin des restitutions était plein d’obstacles et d’hostilités légales”.

En guise de conclusion, le quotidien milanais relaie les paroles du ministre de la Culture, Dario Fransceschini, qui, s’apprêtant à accueillir à nouveau ces objets d’arts, a tenu à faire une promesse :

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :