Les États-Unis veulent renforcer les normes sur la qualité de l’air

SAUL LOEB / AFP

La proposition présentée vendredi par l’EPA – qui ne pourra entrer en vigueur qu’après une période de consultation publique – vise exclusivement les particules fines, “qui peuvent rester dans les poumons et avoir des effets nocifs sur la santé”, en provoquant notamment “de l’asthme, des infarctus et des morts prématurées”, observe The Wall Street Journal.

Les particules fines proviennent de multiples sources, comme les cheminées, les camions, les chantiers, les centrales électriques et autres activités industrielles. Leur diamètre est inférieur à 2,5 micromètres, soit un trentième de cheveu humain.

The Washington Post rappelle que le gouvernement Trump “avait rejeté le renforcement des normes sur les particules fines en 2020”, à l’unisson du secteur industriel qui considérait que les règles en vigueur, établies en 2012, étaient suffisantes. “À l’époque, les scientifiques de l’EPA, les experts de la santé et les défenseurs de l’environnement insistaient au contraire sur la nécessité de renforcer les normes pour protéger la santé publique”.

Éviter 4 200 morts prématurées

Avec l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche, le débat a été remis sur la table et l’EPA a formulé une proposition qui “réduit encore les niveaux établis en 2012 par le gouvernement Obama”, précise le quotidien américain. Le niveau autorisé de particules fines serait ainsi ramené à 10 microgrammes par mètre cube, contre 12 microgrammes aujourd’hui.

Selon l’agence, une telle mesure permettrait d’éviter 4 200 morts prématurées par an, ainsi que 270 000 journées annuelles de congés maladie, représentant un gain économique de 43 milliards de dollars d’ici à 2032.

Cette proposition de l’EPA est “partie intégrante des efforts du gouvernement Biden en matière de justice environnementale”, analyse The New York Times. En effet, “les communautés pauvres et les minorités sont exposées de manière disproportionnée aux particules fines et la pollution de l’air en général, car elles vivent souvent à proximité d’autoroutes, de centrales électriques ou d’autres installations industrielles”, souligne le quotidien.

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